Le Gest sur les planches avec « Un Air de famille »

Publié le Mis à jour le

Pour l' amour de brigitte de P.Bardin
Le Gest en 2011 dans Pour l’amour de Brigitte de Philippe Bardin

Troupe amateur fondée en 1974 à La Haye, le Gest s’est renouvelé en 2004 et continue à occuper la scène théâtrale en produisant deux pièces chaque année. Du 19 au 22 novembre, Un air de famille est à l’affiche au Laaktheater à La Haye, puis le 27 novembre à Amsterdam.   

La quarantaine souriante, le Gest est sans doute la troupe de théâtre amateur francophone la plus ancienne des Pays-Bas. Fondée en 1974 au sein de l’Agence Spatiale Européenne (Estec) par une poignée de passionnés de théâtre, elle a tourné jusqu’en 2000 avant de s’essouffler et de s’éclipser quelques années. En 2004, François Gaubert, salarié de l’Agence Spatiale Européenne qui avait eu un petit rôle dans Le père Noël est une ordure, décide de se jeter à l’eau et de remonter la troupe. « Le Gest était mort. J’ai recontacté les membres et on est repartis sur de nouvelles bases. De nouveaux comédiens sont venus nous voir, on a commencé des ateliers et des stages avec les professionnels.. On a vu qu’il y avait une demande. Les gens avaient envie de sortir de leur boulot et de leurs ennuis quotidiens, ils avaient envie de rire. On a travaillé sur la qualité des spectacles, on a commencé à fidéliser un public ».

Le Gest réunit surtout des expatriés français et francophones de La Haye travaillant par exemple pour des organisations internationales et des ONG.  « C’est un panel de personnalités différentes et c’est intéressant pour la dynamique de groupe. Chacun a sa façon d’accepter le regard du public. L’idée est que chacun aille au-delà de ses limites », poursuit François Gaubert. Depuis 2005, le Gest a mis en scène des auteurs comme Feydeau, Goldoni, Jean-Michel Ribbes, Laurent Baffie, Robert Thomas, Stéphane Duguin… La comédie et le rire cimentent la troupe et orientent ses choix collectifs. « On ne fait pas du théâtre intellectuel. On ne veut pas de prises de tête, sans tomber dans la comédie à grosses ficelles. Le but est de se faire plaisir et de faire plaisir au public ».

« On n’a jamais pris de tomates dans la figure »

La troupe est aujourd’hui composée de dix-sept personnes et François Gaubert tient à ce que chacun ait un rôle dans les spectacles. « Le but est d’offrir sa chance à tout le monde. On a donc décidé de faire deux pièces dans l’année ». Les représentations, jouées en alternance au théâtre Warenar à Wassenaar et au Laaktheater à La Haye, et désormais à Amsterdam, réunissent en moyenne 450 personnes. « Pour l’instant on n’a jamais pris de tomates dans la figure. J’ai souvent vu des gens sortir de la salle avec le sourire. Le plus beau compliment que j’ai entendu est : Il y a des professionnels qui jouent comme des amateurs et il y a des amateurs qui jouent comme des professionnels ».

La troupe se retrouve une fois par semaine pour répéter. « Le lycée français nous prêtait une salle mais cette année cela n’a pas pu se faire avec le plan Vigipirate. On répète chez les uns et les autres ou à l’Agence Spatiale Européenne ». Quand le spectacle approche, le travail de répétition s’intensifie. « Dans les dernières semaines, on se voit le dimanche pour répéter 6 à 8h d’affilée. C’est un peu un sacrifice pour la vie de famille mais les proches sont compréhensifs. C’est un virus le théâtre ».

« Une drôle de tragédie »

Demain soir, le Gest présentera sa nouvelle création avec la mise en scène d’Un air de famille, fameuse et croustillante pièce écrite par le duo Jaoui-Bacri et portée au cinéma en 1996 par Cédric Klapisch. « C’est une comédie à succès, c’est vrai, mais ça reste une pièce très bien écrite. Chaque mot est pesé, il n’y a pas une virgule à enlever. Ces histoires de famille paraissent communes, tragiques, et pourtant on arrive à en rire. Je dirais que c’est une drôle de tragédie ».

François Gaubert qui signe la mise en scène a proposé aux comédiens d’être le plus naturels possible et d’essayer de ne pas copier les acteurs du film. « Le théâtre c’est l’école de la vérité, on n’y va pas pour faire semblant d’être un personnage, mais pour être un personnage. » 

Anne Leray

12189426_785200758276036_849496588232606408_o

Un air de famille, mise en scène François Gaubert, du 19 au 21 novembre à 20h et le dimanche 22 novembre à 17h au Laaktheater, Ferrandweg 4T à La Haye. Puis le vendredi 27 novembre à 20h Thomaskerk, Prinses Irenestraat 36 à Amsterdam. Tarifs : 15 euros pour les adultes, 10 euros pour les étudiants et les enfants. Réservations : resagest@gmail.com 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s